Le but était de faire un texte avec des mots donné ( tels que : poubelle, chameau, sac à dos... )
Chaque homme, un jour, a était enfant. Il se souvient avoir joué au ballon, aux billes, à la marelle... il se souvient avoir grimper dans un arbre et rie à en perdre haleine...Il se souvient avoir eu un compagnon de jeu... le plus souvent une peluche. Et les enfants de la famille Wells ne faisaient pas exception.
Il y avait Danny, le cadet, qui passait le plus clair de son temps à dormir - pour le plus grand agacement de sa s½ur - tenant entre ces bras menus et fragiles sa chère et tendre peluche éléphant.
Sa s½ur, âgée de 12 ans depuis ce jour, préférait tout de même et de loin son petit ourson en peluche. Il était fait d'un pelage caramel aussi doux que du coton. Il pouvait voir le monde qui l'entourait grâce à deux petits boutons noirs aussi petits qu'un ongle de pouce. Il ressemblait fort à l'ourson que Mrs Wells avait étant plus jeune, la seul différence était la couleur. L'oursonne de Mrs avait toujours sur elle la couleur du soleil, ce jaune mielleux qui donne l'eau à la bouche, elle l'appelait d'ailleurs Mielly.
Cette oursonne, notre héroïne ne l'avait jamais vu, sa mère lui en avait fait plusieurs fois la description assise dans son vieux fauteuil en cuir près de la cheminée.
Oui, ces oursons étaient magnifique. Mais comme la majorité des peluche sur cette planète, ils n'étaient pas ordinaires... Ils avaient un c½ur ! Ils vivaient, respiraient, écoutaient, parlaient, bougeaient et savaient faire tant d'autres choses... Et l'ourson caramel n'avait pas la langue dans sa poche! Il discutait souvent et jusqu'à l'aube quelques fois avec l'ainée de la famille, Anine.
Mais ce soir là... aucune trace de l'ourson. Anine venait d'avoir 12 ans et il disparaissait? Quel cadeau de la part de son ami. C'était son petit rayon de soleil, voila pourquoi elle l'avait nommé Rayan. Remplaçant le « o » par la première lettre de son prénom.
Mais il n'était pas là et la nuit semblait plus sombre, plus froide... Elle regardait son jardin depuis la fenêtre de sa chambre tenant entre ses mains une vieille boite à musique que sa famille se transmettait de génération en génération. Elle tourna pour la centième fois au moins la petite manivelle qui en fit s'échapper une mélodie étrange. C'est grâce a cette berceuse que le petit ourson et Anine pouvait se retrouver. De sa chambre, elle apercevait plusieurs pâté de maisons, les rues sombres de Londres, Big ben au loin et à quelques mètres de sa demeure, un chien airant flairant avidement les déchets d'une poubelle renversée.
Anine émit un petit sanglot et frotta énergiquement sur sa joue une larme indésirable.
Elle descendit en courant les escalier avec affolement pour arriver dans le salon et se jeter dans les bras de sa mère qui lisait « L'écume des jours » sur son canapé en cuir blanc. Son père fumait sa vieille pipe laissant s'échapper de petits nuages gris devant une horloge de 1928.
Mrs Wells en voyant sa fille aussi triste commença à s'inquiéter et lui demanda doucement ce qui se passait. Elle enlaça sa mère un peu maladroitement et dit dans un murmure : « C'est Rayan... il est plus là ».
Sa mère redressa la tête vers son mari, le visage grave. Celui-ci acquiesça avant d'ajouter solennellement : « Il est temps de lui dire la vérité ».
Elle raccompagna sa fille dans sa chambre, la fit assoir sur son lit et put enfin, lui dire ce qu'elle savait.
-Anine... voila. Rayan est partie, il ne reviendra surement jamais.
La jeune fille la regarda avec horreur.
-Tu mens, c'est faux ! Je sais qu'il va revenir !
-Anine, s'il te plait écoute moi. Dit-elle en se massant les tempes avant de poursuivre. Tu commences à grandir, c'est tout à fait naturel, mais en grandissant, on s'intéresse de moins en moins aux jouets jusqu'à les oublier. Rayan savait que çà arriverait donc il est partit grâce à la boite à musique.
Tout les adultes on vécu çà. Mais certaines personnes arrivent a retrouver leurs amis, il existe une seul façons d'y arriver...
Tu te souviens de Mielly? Elle était partit elle aussi. J'ai... j'ai essayé de la retrouver, je n'ai pas réussit...
-Qu'es que je dois faire pour le retrouver?
Sa mère attrapa la boite à musique et la plaça sur ses genoux.
-Tu dois tourner la manivelle 5 fois dans le sens contraire. Mais ce n'est pas sans danger Anine ! Tu dois savoir plusieurs choses. D'abord, la boite va t'emmener dans un endroit, un espace très grand mais qui a une fin, il est délimité par 4 cloisons. Tu vas être enfermée dans une sorte de cube géant. Tu as 24h pour le retrouver, sinon tu resteras enfermé dans la boite toute ta vie et je ne veux pas que tu disparaisses.
-Comment dois-je faire pour revenir?
-La boite est magique, elle peut te donner presque tout ce que tu veux, il suffit de lui demander. Elle ne peux pas te rendre Rayan, ni faire apparaitre de la nourriture. Et attention, une fois que tu as demandé quelque chose, tu ne peux pas le faire disparaitre ou l'arrêter, seulement le transformer. Tu n'es pas obligé de le faire.
Anine réfléchit quelques secondes.
-Maman, qu'a tu vu dans la boite?
-Je n'ai pas eu le temps de voir tout le cube. Mais ce que j'ai vu m'a suffit. Je me souviens qu'il a plut, énormément, un océan s'est créé et j'ai faillit me noyer. Tu dois être très prudente, tu as compris?
Elle acquiesça et déglutit. Sa mère poussa un soupir.
-Prépare toi alors, et fais vite.
Anine sauta de son lit, elle enfila une salopette rouge pour le plus grand étonnement de Mrs Wells, s'attacha les cheveux pour bien dégager ses yeux, et mit des sandales. Elle ouvrit en grand son armoire à la recherche d'un sac à dos mais il n'y avait qu'un sac en bandoulière. Elle haussa les épaules et le pris, il était fin mais résistant et imprimé de millier de feuilles et de pommes, de tel sorte qu'on aurait pu croire prendre un pommier avec soi. Elle fonça dans la cuisine, se fit un rapide sandwich au beure de cacahuète et repartit en trombe vers les escaliers quand elle aperçut son père. Il ouvrit grand les bras et elle se précipita sur lui pour l'enlacer, qui sait, peut être pour la dernière fois.
-Sois prudente ma fille.
-Je reviendrais vite. Dit-elle en plantant sur sa joue un rapide baiser.
Elle remonta en trombe les escaliers, ouvrit la porte de sa chambre et vit sa mère regarder par la fenêtre, elle se retourna, les yeux brillants, tenant entre ses mains une montre gousset.
-Tiens, comme çà tu sauras le temps qu'il te reste.
Elle enlaça tendrement sa mère, se détacha d'elle, mit la montre dans sa poche et pris la boite à musique entre ses mains. Elle se plaça au centre de sa chambre, attrapa d'une main tremblante la manivelle et entreprit de faire un tour en contresens. Elle entendit un « Clong » étrange mais rien ne se passa. Elle regarda sa mère d'un air interrogateur qui lui dit de continuer.
Elle poursuivit donc. Au bout du 3ème tours, un vent violent s'engouffra dans la chambre, les rideaux volèrent en tout sens. Elle vit à peine son père entrer dans la chambre et se mettre à coté de sa femme. Au 4ème les bourrasques étaient si forte qu'elle dû fermer les yeux. Lorsqu'elle acheva la 5ème rotation, elle sentit une lumière éblouissante lui bruler les yeux et un grand silence s'ensuivit.
Elle décida non sans crainte d'ouvrir les yeux et lorsqu'elle le fit, elle crut rêver.
Devant elle et à perte de vue s'étalait des dunes de sable aussi hautes qu'elle.
Elle se pencha pour le toucher, il était d'une douceur sans pareil, d'une finesse incroyable et d'une couleur indescriptible. Sous les rayon d'un soleil aveuglant, il scintillait à plusieurs endroits de millier de paillettes. Elle ne put s'empêcher de sourire et commença son expédition car l'heure tournait.
Elle marcha durant des heures appelant avec espoir son ami, sans succès. Son ventre criait et pensant être poussé par une faim de loup, elle mangea en quelques secondes le casse-croute qu'elle s'était fait.
Erreur, de rage elle mit un coup de pied dans le sable qui vola et vient se poser dans ses yeux. Son ventre ne gronder pas parce qu'il avait faim, mais parce qu'il avait soif. Sa bouche était sèche, sa langue rêche et il n'y avait pas d'eau.
Qu'elle stupidité d'avoir cru qu'elle serait emmené au même endroit que sa mère là où il y avait plein d'eau.
Anine s'assit dans le sable, elle avait mal à la tête, le soleil tapait trop fort. Elle sortit de sa poche la montre de sa mère, 7 heures s'étaient déjà écoulées, il fallait continuer sans tarder mais elle était épuisée. Elle tenta de se relever en vain et se traina jusqu'à l'ombre d'une dune. Et avant de sombrer dans un profond sommeil, elle murmura : « Attend moi Rayan, j'arrive. Je dois juste... me reposer... »
Elle se réveilla tiraillée par la soif, 8 heures de plus s'étaient écoulées. Elle s'en voulait d'avoir dormis et se mit à réfléchir. « Il dois y avoir une solution, il y a TOUJOURS une solution. » Elle essaya de se rappeler ce que sa mère lui avait dis. Elle se tapa le front en riant, çà y est, elle se souvenait enfin !
Elle sortit la boite à musique de son sac et dis : « Je veux du pain s'il te plait. ».
Il ne se passa rien. Elle recommença mais toujours rien. Çà ne marchait pas !
Elle se souvient alors des mots exact que sa mère avait prononcé : « La boite est magique, elle peut te donner presque tout ce que tu veux, il suffit de lui demander. Elle ne peux pas te rendre Rayan, ni faire apparaitre de la nourriture. Et attention, une fois que tu as demandé quelque chose, tu ne peux pas le faire disparaitre ou l'arrêter, seulement le transformer. ... »
Une idée lumineuse lui vient en tête. Elle demanda un verre et un parapluie. Il se matérialisèrent devant ses yeux, sur le sable fin. Elle pris le parapluie, la boite à musique et s'écarta du verre en disant : « Je veux qu'il pleuve ! »
Un coup de tonnerre retentit et une forte pluie s'abattit sur le désert. Elle pu ainsi boire jusqu'à plus soif.
Quand elle essaya d'arrêter la pluie, il ne se passa rien et l'eau montait, lui arrivant aux genoux. « Je veux que le parapluie se transforme en petit bateau et que la tempête devienne une petite pluie ! »
En un instant, le parapluie se transforma en barque et la pluie s'était presque arrêtée. Elle s'assit dans la barque et regarda encore une fois l'heure. Il ne lui restait que 5 heures et au moment ou elle poussa un soupir elle entendit une petite voix crier « Au secours ! Au secours ! ».
Elle chercha partout autours d'elle quand elle aperçut deux petites pattes gigotaient à la surface. Mais oui ! C'était les pattes d'un ours !
Elle rama avec ses bras, le sortit de l'eau et constata avec tristesse que ce n'était pas Rayan. C'était une oursonne au pelage jaune paille qui recrachait l'eau qu'elle avait avalé.
Après quelques minutes de silence, c'est Anine qui parla la première.
-Excuse moi mais... qui es-tu?
-Je m'appelle Mielly. Et toi?
La jeune fille resta figé sur place. Devant elle se tenait la peluche de sa mère !
-Je... je suis Anine, et tu es la peluche que ma mère n'a jamais retrouvé ! Pourquoi étais-tu partie? Elle ta cherchait et ne t'a jamais trouvé.
-Je suis partie parce qu'elle allait être adulte. Elle m'aurait abandonné, jeté au feu ou laissé prendre la poussière sur une étagère ! Toutes les peluches savent çà.
Elle regardait ses petites pattes d'un air triste. Voila pourquoi Rayan était partie. Il fallait qu'elle le retrouve !
-Je suis ici pour retrouver mon ami ! Ma mère n'a pas eu assez de temps pour te retrouver mais je peux te ramener à elle !
-Tu crois qu'elle me voudra encore?
-Bien sûr !
Et sur ce, elles se mirent à ramer à la recherche de l'ourson.
La mer était calme, trop calme. Il ne restait plus beaucoup de temps, seulement une heure ! Elles s'arrêtèrent un instant de ramer, mortes de fatigue, des courbatures partout. Le silence était pesant et la mer était si calme, pas une ride sur toute son étendu.
Soudain, et sous leurs yeux, le niveau d'eau se mis a baiser dangereusement.
Elles ne pouvaient rien faire à part regarder. La pluie s'était arrêtée laissant place à un ciel sans nuages et doté d'un magnifique arc-en-ciel. L'eau disparaissait à une vitesse folle, si vite qu'on aurait pu croire que le bateau tombait en chute libre.
Il se posa d'ailleurs avec fracas sur le sable. Le désert était revenue, ses dunes, ses paillettes, son soleil et au loin, quelque chose arrivait dans leur direction.
« Allons donc ! Un nouveau mystère ! Qu'es que c'est? » demanda Anine.
Elle donna la réponse elle-même : « Mais c'est... c'est... un chameau ! »
En effet un grand animal à deux bosses graisseuse s'avançait paresseusement vers nos deux amies. Il portait sur son dos une grosse boite en bois.
Anine n'eu pas le temps d'y réfléchir à deux fois. Elle se précipita vers le chameau.
-Excusez moi ! Excusez moi!
-Qui a-t-il jeune effrontée? Tu oses interrompre ma ballade ! Répondit-il glacial.
-Je... je suis désolé mais... Pardon monsieur vous n'auriez pas vu un ourson?
-Bien sûr, mais je ne te dirais pas ou !
-Et pourquoi donc?! S'empourpra Mielly.
-Parce que je l'ai décidé.
-Mais... mais ! Je ferais tout ce que vous voulez ! S'il vous plait ! Suppliait la jeune fille.
-Tout? Hum... Je veux simplement que tu répondes à une devinette, si tu trouves la réponse je te dirais ou il est.
-D'accord, posait votre devinette. Dit Mielly.
-Très bien, alors. J'ai un chapeau et pas de tête. Un pied et pas de souliers. Qui suis-je?
Les deux amies se regardèrent un instant.
-Tu as une idée toi? Demanda l'oursonne.
-J'en ai une. Mais si je me trompe il ne nous dira jamais où il est.
Expéditeur : Basile
Il faisait nuit, une de ces nuits humides et glaciales où l'on préférerais rester chez soi au coin du feu et rire en pensant à ceux qui, comme moi se gèlent les bosses dehors. Qu'est-ce qui m'avait pris d'accepter? honnêtement, je ne le savait pas moi même, j'aurais sans doute du inventer une excuse quelconque, la mort récente de mon hamster aurait du suffire mais non, la curiosité m'avait poussé là dedans, ce bon vieux goût du mystère et avant même d'avoir réalisé ce que ça impliquait, j'était dans la rue, à attendre seul dans le froid.
telle une aiguille glacée une goutte d'eau tomba sur mon nez, assombrissant mes poils, d'ordinaire jaune ocre vers le brun. je sortais mon parapluie car la pluie se faisait de plus en plus forte. Une fois le rempart noir de jais déployé au dessus de mon crâne mes assaillantes s'écrasèrent dessus, provoquant un bruit fort qui dans la ruelle déserte se répercuta sur les murs tel des cris rageurs émanant des perles glacées , frustrées de ne pas pouvoir m'atteindre. Je restais sur le banc, guettant son arrivée avec impatience.
Tandis que je sortais un sac poubelle de mon sac à dos dans le but de m'en confectionner une veste imperméable retentit un cris déchirant, une plainte suraiguë qui s'étrangla puis s'évanouit comme aspiré par les ténèbres emplissant la ruelle. je tendais l'oreille, guettant un son quelconque et après quelques secondes je distinguait enfin un son, des sanglots pour être précis. N'écoutant que mon courage je jetais le sac et refermait mon parapluie
"certes je serais mouillé pensais-je, mais j'irais plus vite!"
suivant les sanglots le long des rues étroites et sinueuses j'arrivais enfin à la source de ces pleurs, une femme, visiblement une vingtaine d'années était clouée au sol par un objet massif que je ne pus distingué dans la pénombre
- aidez moi monsieur, je vous en supplie!
Je me penchais vers elle, oubliant que ma nature pouvait l'effrayer. Elle écarquilla les yeux si fort que ceux-ci auraient pu rouler hors de leurs orbites puis hurla de toutes ses forces, je mis instinctivement mon sabot contre sa bouche pour l'obliger à se taire. son cri se brisa, elle me toisait, terrifiée comme un animal pris au piège.
je décidais dès lors de prendre la parole
- que vous arrive-t-il madame , dis-je
elle ne répondit pas, sous le choc.
- n'ayez pas peur, je ne vous mordrais pas
ses lèvres tremblaient mais, au prix d'un grand effort elle parvint à dire:
- que ... qu'est-ce que ... mais ... qu'êtes vous?
- un chameau lui-répondis-je avec une pointe d'ennui, il faut dire que j'étais exaspéré de cette question qui revenait sans cesses.
- un quoi? dit elle
- un chameau bon sang! m'emportais-je, que vous est il arrivé?
- mon compagnon et moi avons eu un... léger différent, je suis sortie et, fou de rage il m'a lancé un canapé depuis la fenêtre ...
- c'est de plus en plus courant dans cette ville dis je , plus pour moi même que pour cette pauvre dame.
- heureusement que vous vous trouviez là ,pourriez vous m'aider à me dégager implora-t-elle
- bien sur répondis-je , vous n'êtes pas blessée?
- non, peut être une égratignure mais rien de sérieux dit elle, je ne suis nullement en danger.
Je cherchais dans mon sac à dos et trouvais enfin ce vieux pieds de biche télescopique offert par Roger l'été dernier, il était couvert de miettes de biscuits, des Léo... mes préférés. D'un coup sec je fis basculer le canapé sur le flanc, libérant la jeune femme qui se releva avec un naturel feint, elle s'épousseta puis me regarda. Hésitante elle s'approcha de moi, gênée.
- je... je voudrais faire quelque chose pour vous remercier
- non, voyons, ce n'était rien
- si, j'insiste dit elle avec soudain plus d'assurance
- mais... je n'eus pas le temps de finir ma phrase quelle enchaîna
- je suis musicienne et j'aimerais vous consacrer une chanson...
- c'est très gentil mais je n'ai jamais été un féru de la musique dis-je
- mais enfin pourquoi est-ce que... je l'interrompis, soudain plus sec et tranchant
- ne perdez pas votre temps, maintenant j'ai du travail si vous permettez
- mais je...
- non, je vous en prie, non...
Elle semblait anéantie mais peu m'importais, j'avais autre chose en tête.
je partais, près à rejoindre mon banc. il avait cessé de pleuvoir mais mon pelage était humide, je pensais à mon sèche cheveux cassé, me sécher allait encore prendre des heures.
"Enfin, mon banc pensais-je". Je me rassis, le sac poubelle s'était sans doutes envolé , il n'était plus sur le banc. Une faible lueur me parvint du fond de la ruelle... une lanterne! il était là, enfin! je restais assis, comme si de rien n'était attendant sa venue. Ses pas se rapprochaient, il ne m'avait donc pas reconnu j'étais pour lui une victime potentielle sans doute... je saisis mon pistolet dans ma poche... cette fois ci c'était son tour de souffrir et il allait payer.
Elle soupira.
-Tentons le tout pour le tout !
-Tu as raison. Je dirais un champignon, il a un chapeau et un pied.
Le chameau était en colère. Il bascula sur le coté faisant tomber la boite qu'il avait sur le dos, se releva et partit au galop soulevant de fins nuages de sable.
-Menteur ! Vous n'êtes qu'un voyou ! Un tricheur ! Criait l'oursonne.
-Non attend !
Anine s'approcha de la boite et l'ouvrit. A sa grande surprise Rayan était dedans recroquevillé et souriant! Heureux que son amie l'ai retrouvé.
Ils furent tous heureux de se retrouver, en particulier Mielly et Mrs Wells. Anine expliqua à Rayan que jamais elle ne l'abandonnerait, même grande. Et tous se mirent autours d'un bon feu de cheminée écoutant encore la mélodie de cette jolie - quoique étrange - boite à musique.
Je suis heureuse de vous avoir raconté cette histoire, la famille Wells vécue heureuse, même lorsque le cadet Danny perdit lui aussi sa peluche et ne la revit jamais.
Chaque homme, un jour, a été petit. Et certains, pour le grand bonheur des peluches ont gardés leur âme d'enfant et font que le monde et un peu plus gaie et moins triste. Après tout, pour avoir une fin heureuse, il suffit d'un chameau ronchon, d'une famille et quelques fois... d'un bon parapluie !
Expéditeur :
xL0st-s0cksTout les samedis d'étés, Mélanie part faire un tour dans le bois avoisinant sa maison. Elle y trouve toujours un objet, très souvent cassé. Des objets bien ordinaires, tel qu'un parapluie, ou bien une brosse à dent, mais selon elle, tous ces objets appartenaient à une créature magique qui les aurait oubliés sur sa route. Chaque fois qu'elle ramenait un de ces objets, sa mère criait au scandale. Elle disait que tout çà ne servait à rien, qu'elle jetterait tout à la poubelle et qu'elle lui interdisait formellement d'en ramener d'autre. Bien sûr, Mélanie ne l'écoutait pas, et ramenait encore et toujours des objets tous plus inutiles les uns que les autres. Mélanie était une enfant débordante d'imagination, et ce n'était surement pas sa mère qui allait l'empêcher de croire à toutes ces choses. Alors voilà, aujourd'hui, Mélanie était prête pour une nouvelle aventure pleine de mystère. Evidemment, elle ne s'attendait pas à voir ce qu'elle vit ce jour là. C'était bien plus mystérieux qu'auparavant. Bien plus fou, plus merveilleux mais aussi, bien plus réel que ses simples rêves. La trouvaille qu'elle fit ce jour-ci bouleversa sa vie à jamais.
Etant dans ses pensées, la jeune fille ne vit pas l'énorme racine au sol, et bien évidemment, elle se prit le pied dedans. Elle tombât « nez à nez » avec un sac à dos. Oui, un simple sac à dos. Enfin, jusqu'à ce qu'elle l'ouvre. Une musique étrange sortait du sac. Mélanie pensa immédiatement que ce n'était pas pour rien, et que c'était un appel, comme un lutin qui essayait de lui dire de venir. Oui, mais, si il y avait un lutin, il était dans ce sac, et Mélanie était bien trop grande pour rentrer à l'intérieur. Peu après, elle entendit des pas. Les feuilles craquées, et Mélanie espérait à tout prix que ce n'était pas sa mère qui venait la cherchait. Il n'en était rien, bien évidemment. Sa mère était bien trop occupé a regarder la télévision assise sur son magnifique canapé. Lorsque Mélanie se retourna, la seule chose qui n'était pas là auparavant, était un chameau. Oui, un chameau, comme dans le désert. Il avait deux grosses bosses, et un long museau. Elle n'en revenait pas. Un chameau en plein milieu d'un bois ! Elle éclata de rire, en pensant à la tête de sa mère quand elle lui montrerait cet animal. Le chameau aussi éclata de rire.
- Tu cherche comment entré dans ce sac, je suppose ? Vraiment stupide. Ne pas savoir entrait dans un sac, je n'ai jamais vu çà avant toi, pauvre enfant. C'est aussi simple que de sauter par une fenêtre.
- Parce que tu as déjà sauté par une fenêtre, le chameau ? Et puis, pourquoi tu parle en plus ?! Les chameaux ne parlent pas.
- Détrompe-toi. C'est juste qu'ils n'ont pas envie de te parler à toi.
- Tu es méchant, je ne t'aime pas du tout.
- Oh, très bien, et bien alors, au revoir. Débrouille-toi pour rentrer dans ce sac ... petite.
- Attend ! Tu es très méchant, arrogant, et tout çà, mais je pense que tu me serais d'une grande aide. Aide-moi, s'il-te-plait.
- Hum, non.
- S'il-te-plait ! dit-elle en faisant des petits yeux de merlan fris.
- Grr, je ne résiste jamais au gens qui font des yeux comme çà. C'est mon seul point faible, d'ailleurs.
- Je peux t'en trouver plein d'autres, je suis sur. Alors, tu m'aide ?
- Oui. Je crois que je n'ai pas le choix. Tu es prête à courir tout les dangers ?
- Bien sûr.
Et les voilà partit pour de grandes aventures. Le chameau s'approcha doucement du sac, taper trois coups par terre, et plongea au fond du sac, comme par magie. Mélanie en fit de même, mais là seule chose qu'elle vit, c'était le fond du sac, et le bois tout autour. Elle entendit une voix, qui semblait lointaine.
- Je t'ai bien eu, petite. Tu croyais vraiment que j'allais t'emmener dans mon monde merveilleux ? Stupide. Vraiment stupide. Je suis méchant, après tout ! Adios !
Et un long rire se fit entendre.
Depuis, Mélanie hait particulièrement les chameaux, et ne crois plus en toutes ces créatures mystérieuses. Sauf peut-être aux fées. Et puis, peut-être aussi aux gnomes, qui sait
;)